Un Waremmien aurait fait vivre ses enfants dans la terreur et aurait abusé sexuellement certains
Le parquet a requis 12 ans de prison ferme et 6 ans de mise à disposition du Tribunal d'application des peines devant le tribunal correctionnel de Liège à l'encontre d'un habitant de Waremme, âgé de 40 ans, soupçonnés de viols, d'atteinte à l'intégrité sexuelle, de coups et de harcèlement envers ses enfants, mais également les petites amies de ces derniers, de sa filleule et d'une autre jeune fille en fugue. Libéré, il a également commis des faits délictueux envers la fille âgée de 15 ans d'un de ses amis qui l'hébergeait.
La période infractionnelle qui lui est reprochée se situe entre 2010 et 2024. Les cinq enfants du Waremmien ont décrit le véritable calvaire qu'ils vivaient depuis leur plus tendre enfance. Ils ont expliqué avoir été victimes de brimades, d'un climat de terreur permanent, mais aussi de manque d'entretien. Ils ont expliqué avoir subi de la malnutrition. Ils vivaient dans un véritable capharnaüm.
Dès leurs trois ans pour certains, ils ont été victimes de gifles, coups de poing ou encore coups de pied portés par "leur géniteur", comme ils souhaitent à présent qu'il soit qualifié, alors que celui-ci était porteur de chaussures de sécurité. "Je lui ai porté des coups éducatifs", a-t-il tenté de justifier lors de la première audience. Plusieurs personnes ont confirmé que les cinq enfants étaient régulièrement victimes de brimades et de corrections.
"Je suis innocent pour les faits de moeurs"
C'est une plainte anonyme émanant de l'école des garçons qui a alerté les autorités. Lorsque les enfants ont été interrogés, ils ont décrit une vie de terreur. Trois d'entre eux, les plus grands, ont décrit des scènes d'atteinte à l'intégrité sexuelle et de viols. Les deux petits étant placés, ils ont été en partie protégés des violences.
Le quadragénaire est également poursuivi pour avoir commis des atteintes à l'intégrité sexuelle sur deux petites amies de ses fils, mais aussi sur sa filleule et une autre jeune fille avec laquelle elle avait fugué.
L'individu a démenti tous les faits de mœurs et a évoqué un complot. Après avoir été arrêté, il a poursuivi sa détention sous la surveillance d'un bracelet électronique. Il a été accueilli chez un ami. Le Waremmien a profité de sa proximité avec la famille pour avoir des relations sexuelles avec la fille de son ami, une jeune fille âgée de 15 ans au début des faits. Il a également fourni du cannabis à une jeune fille.
L'avocat du prévenu a plaidé l'acquittement au bénéfice du doute pour les faits de mœurs et une peine laissant place à un sursis pour les coups. "J'ai infligé des coups et blessures à mes enfants, mais je suis innocent pour les faits de mœurs", a indiqué le prévenu qui a présenté ses excuses.
Le tribunal rendra sa décision en novembre prochain.
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