Une 5e édition mémorable pour la Fête des Hurlus à Mouscron : "Du soleil, du partage et des rues noires de monde !"
"On fait comme Houdini : s'échapper d'une malle remplie d'eau, fermée avec un cadenas, les mains menottées. Mais on utilise l'évasion pour faire rire. On est des clowns illusionnistes", décrit Arno.

Lui et son compère Ben se produisent pour la première fois au festival des arts de rue Les Hurlus Berlus. "C'est une chouette ambiance. Il y a beaucoup de monde, ça nous encourage à donner le meilleur de nous-même."

Le duo vient d'Anvers pour jouer son numéro intitulé "La grande évasion." Ici, pas de Steve McQueen à moto. Juste un imprimé léopard du plus bel effet et une leçon d'amitié, d'humour et de bonne humeur. "C'est chouette de jouer en Wallonie mais surtout, c'est génial d'être dans la rue pour présenter son art. Les gens sont intrigués, curieux. Il n'y a pas de barrière. Le public et nous, on vient à un endroit où jamais on ne se rencontrerait d'habitude. On adore cette proximité. La rue, ce n'est pas le lieu des artistes, elle appartient à tout le monde. Cette fête, c'est juste du partage."

Anabelle, Iris et Violette forment le trio Pile ou Caisse. Ensemble, elles ont fait de la route pour découvrir les Hurlus Berlus. "On arrive tout droit de Toulouse et des Cévennes. Pour nous aussi, Mouscron est une découverte."
Leur numéro est participatif, presque vertigineux. "On choisit quelqu'un dans le public pour le faire monter sur des caisses de bière jusque très haut. Mais l'idée, c'est de rajouter de nous dans le spectacle pour le rendre vivant, faire quelques cabrioles et parler d'amour aussi. Avec des personnages colorés, à mi-chemin entre le forain et la cagole, ça peut surprendre. C'est aussi le but : profiter de cette proximité avec les spectateurs pour les embarquer dans un autre univers."
Le trio sudiste partage aussi ce plaisir des rencontres. "L'art de rue, c'est un lien direct entre les artistes et le public. On est tous dehors ensemble. Après dix ans, on prend toujours le même plaisir."
Plaisir qui se lit sur le visage de Cédric Monnoye. L'organisateur des Hurlus Berlus a invité toute une tripotée de nouveaux artistes talentueux. Le premier à faire son apparition ? Le soleil, qui a conditionné le reste de l'après-midi. "On se croirait en été, c'est que du bonheur. L'événement devient encore plus féerique avec le monde qui déambule dans les rues."
L'ADN du festival reste le même depuis cinq ans : inviter le meilleur du meilleur dans les rues de Mouscron. "C'est une édition incroyable. J'ai aperçu deux délégations d'autres festivals belges, c'est plutôt bon signe", confie l'organisateur.
Cette année, le festival proposait au public un rôle encore plus immersif. Chacun était amené à voter pour son artiste préféré. "On arrive à en donner pour tous les goûts et tous les âges. Difficile donc de dire qui peut l'emporter, d'autant plus que le vote des enfants est tout aussi important !" Le gagnant remportait le Hurlu d'Or sur la Grand-Place de Mouscron, avant la grande parade des ours.
Le trio de Pile ou Caisse espérait ramener le prix au pays des cigales au pays des cigales. Malheureusement, celui du spectacle fixe revient à The Herock et le Hurlu d'Or de l'ambulatoire est attribué aux belges de la Mechaniek de l'Envol.
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