La CFTC a adressé un courrier au maire de Nice et président de la Métropole Nice Côte d’Azur. Le syndicat réclame des « engagements concrets » pour éviter un nouveau débrayage, vendredi 14 août 2026.

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CL.C

Claire Camarasa

Créé le 9 août 2026 • 11:45

Mis à jour le 9 août 2026 • 12:38


Un bus du réseau Lignes d’azur, à Nice.
Un bus du réseau Lignes d’azur, à Nice.
Dylan Meiffret

« Cette lettre n’est pas un tract, mais une alerte publique et formelle », revendique Jean-Thomas Capriglione, le délégué syndical CFTC de la régie Ligne d’azur (RLA) en préambule d’un courrier adressé, lundi 3 août 2026, au maire de Nice et président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Éric Ciotti. Il poursuit : « La régie Ligne d’azur traverse […] une crise de gouvernance aux conséquences potentiellement graves sur les plans social, financier, institutionnel et juridique. »

Une délégation de grévistes mercredi 22 juillet 2026 devant la mairie de Nice.

En amont de ce courrier, le réseau Lignes d’Azur a déjà essuyé deux grèves, les 15 et 22 juillet 2026, en réponse à l’appel des syndicats Sud solidaires et CFTC. Des mouvements qui résultent de leur colère face aux dernières négociations annuelles obligatoires qui prévoient 1,5 % d’augmentation de salaires alors qu’ils réclament 2,4 % « en adéquation avec l’augmentation du Smic ». Les syndicats dénoncent également « un malaise dans l’entreprise » avec un climat sous tension après la suspension de Julie Réti, directrice générale de RLA.

Vers une nouvelle grève vendredi 14 août 2026 ?

Jeudi 30 juillet 2026, les syndicats ont également adressé une « alarme sociale » réclamant une nouvelle fois une augmentation de 2,4 %, mais aussi « un accord de fin de conflit, la transparence sur les audits et la gouvernance, de véritables décideurs à la table, la restauration les week-ends et jours fériés ainsi que la revalorisation des agents au coefficient 155 ».

De son côté, la directrice générale a adressé un courrier aux membres du comité social et économique de RLA, le vendredi 31 juillet, réclamant les pièces ayant été utilisées pour justifier sa suspension. « Je rappelle que toute enquête diligentée par le comité social et économique doit être conduite dans le respect des principes d’impartialité, d’objectivité, du contradictoire et des droits de la défense, insiste Julie Réti. Elle ne saurait avoir pour objet ou pour effet de valider des appréciations préconçues ou des accusations formulées avant toute vérification des faits. »

« Sans engagements concrets, sur nos demandes de l’alarme sociale, nous déposerons le préavis annoncé pour une nouvelle grève à compter du 14 août », menace Jean-Thomas Capriglione.


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