Publié le dimanche 11 octobre 2026 à 21h01 Mis à jour le lundi 12 octobre 2026 à 8h10

Une pétition visant à "interdire des armes mutilantes et des techniques d'immobilisation létales dans les manifestations lycéennes" vient de dépasser les 100.000 signatures. Elle a été lancée lundi par Raphaël Pradeau, professeur dans un lycée à Valence (Drôme) et membre de l'association Attac.

Un professeur de Valence, dans la Drôme, est à l'origine d'une pétition qui a dépassé les 100.000 signatures ce dimanche 11 octobre. Face aux "interpellations massives et violentes", il est demandé "aux parlementaires de voter une loi" qui prévoit "le retrait des armes mutilantes comme les LBD 40, les grenades explosives et de désencerclement et les pistolets à impulsion électrique", lors de mobilisations lycéennes. Cette pétition réclame aussi "l'interdiction des gestes d'immobilisation à risque d'asphyxie" comme le "plaquage central" et des "clés d'étranglement" sur les lycéens.

"Choqués par la férocité avec laquelle le gouvernement répondait"

L'homme à l'origine du texte s'appelle Raphaël Pradeau. Il est porte-parole de l'association Attac, mais aussi professeur au lycée Camille-Vernet à Valence. Il travaille dans une classe préparatoire pour IEP (Institut d'études politiques). "Quand on a écrit la pétition, il n'y avait pas encore une main arrachée, explique le professeur. Il n'y avait pas encore un doigt coupé, mais on avait déjà quand même une jeune fille qui s'était fait arrêter en se faisant étrangler avec l'image qui avait fait le tour des réseaux, un jeune qui avait perdu un œil. On était choqués par la férocité avec laquelle le gouvernement répondait à des questionnements légitimes."

Il décide donc d'agir en concertation avec l'association Attac. La pétition prend : 100.000 signatures en seulement six jours. L'objectif est de mettre le sujet de la répression policière du mouvement lycéen à l'agenda politique : "Quelle image on renvoie de notre démocratie quand on a des jeunes qui manifestent pour avoir des profs, pour pouvoir étudier dans des conditions dignes et qu'on leur envoie des armes qui sont en fait créées pour mutiler ?"

Si le texte ne concerne que les mouvements lycéens, l'objectif d'Attac est de faire interdire ces armes et techniques dans toutes les manifestations. Les pétitions ayant recueilli au moins 100 000 signatures sont mises en avant sur le site de l'Assemblée nationale. À 500.000 signatures, dans 30 départements différents, la pétition peut être débattue dans l'hémicycle, si la conférence des présidents de groupe l'accepte.

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