Macron promet fermeté et « transparence » sur le dispositif sécuritaire
20 Minutes avec AFP
Publié le 18/10/2026 à 21h29 • Mis à jour le 18/10/2026 à 23h05
«De la honte et de la colère ». C’est avec ces mots qu’Emmanuel Macron a réagi à la journée de manifestation et de violences, qui s’est déroulée, samedi 17 octobre, partout en France. Dans son allocution de ce dimanche, le chef de l’Etat a promis la fermeté contre les auteurs des violences en marge des manifestations de samedi, mais aussi « la transparence » sur le dispositif de maintien de l’ordre, alors que de nouvelles tensions ont éclaté dimanche à Paris et à Lyon.
« Nous ressentons tous ce soir de la colère, de la honte », a déclaré le président de la République dans une allocution d’une dizaine de minutes diffusée dimanche soir, au lendemain d’une journée de débordements en marge de manifestations contre « la vie chère », après plusieurs semaines de mouvements dans les lycées.
Des réponses claires attendues
Emmanuel Macron a dénoncé « des factieux issus de groupuscules d’ultra-gauche, rejoints par de nombreux délinquants », qui « se sont livrés à une violence débridée dans nos villes ». Mais « jamais nous ne devons confondre » les manifestants aux « revendications légitimes » avec « ceux qui ont détruit, cassé, pillé », a-t-il ajouté. Le chef de l’État a également promis « la transparence » quant à la stratégie de maintien de l’ordre employée samedi, demandant au gouvernement et notamment « au ministre de l’Intérieur » Laurent Nuñez de « tirer toutes les leçons » et disant attendre « des réponses claires ».
L’exécutif est fortement critiqué, plusieurs dirigeants d’opposition demandant la démission du locataire de Beauvau. Jusque dans le bloc central, où Édouard Philippe a dit attendre « des réponses » sur le niveau de renseignement et du dispositif de maintien de l’ordre. Dans les prochains jours, les préfets « prendront les décisions » afin de « protéger nos villes », « y compris en allant jusqu’à interdire » certains rassemblements, a annoncé le chef de l’État, qui maintient son déplacement de trois jours prévu au Moyen-Orient.
« Condamner sans ambiguïté »
Emmanuel Macron a appelé les « partis politiques », mais aussi les « organisations professionnelles et syndicales à condamner sans ambiguïté » les violences et a insisté sur la proximité de l’élection présidentielle, dans six mois exactement.
Aucune annonce concernant ces revendications (lutte contre la vie chère, défense des services publics…) n’a été faite à ce stade par le chef de l’État. Mais le Premier ministre réunira prochainement partis politiques, syndicats, collectivités et parlementaires au cours de plusieurs réunions, a-t-il annoncé.
« Notre pays mérite une belle élection présidentielle » et des débats « avec les partis et non pas dans la rue, par la violence », a enfin conclu le président de la République.