Trois fois dans le Top 5 et toujours dans les bons coups lors des 12 premières étapes, Wout van Aert allait forcément finir par s’imposer. C’est désormais chose faite grâce à un sacré jusqu’au-boutisme et à un superbe travail d’équipe souligné par notre consultant Gérard Bulens.

"Les Visma étaient à trois dans le coup. Avec un Bruno Armirail qui a fait son travail comme d’habitude mais surtout le duo infernal Van Aert-Brennan qui se sont relayés comme dans une finale de Kermesse pour aller chercher tout le monde et frapper au bon moment. Wout a attaqué à la sortie du village, là où ça montait un peu. Il a été suivi par Paret-Peintre. Le garçon a donné des petits relais, je pense qu’il ne pouvait pas faire beaucoup plus parce que ce n’est pas vraiment sa spécialité. Au final, van Aert gagne au sprint. C’est effectivement un beau modèle de travail d’équipe. Et c’est une quatrième victoire pour Visma."

En grande forme depuis quelques semaines, Wout van Aert se porte logiquement candidat à briller lors des prochains championnats du monde (27 septembre) au sein d’une équipe belge où Remco Evenepoel fait également partie des favoris. "Serge Pauwels est coach national. C’est lui qui doit gérer cela. Le fait de partir avec deux leaders au lieu d’un, ça peut être un élément très important."

Van Aert et Evenepoel seraient-ils capables de collaborer dans un final indécis des Mondiaux à l’instar de ce qu’il s’est passé ce vendredi avec Brennan ? Gérard Bulens n'en est pas convaincu. "Ça dépend des mentalités de chacun. C’est le rôle du staff de lier cela. L’important, c’est d’avoir la victoire pour la Belgique, quel que soit le vainqueur. Que tous les coureurs pensent comme ça, je n’en suis pas certain. Parce que dans la réalité, des primes et des avantages sont liés à ce maillot de champion du monde. Je pense que Remco sait ce que représente un maillot de champion du monde puisqu’il en a déjà décroché quelques-uns. Wout le sait aussi, mais dans le cyclocross, qui est une discipline considérée comme secondaire. Ici, pour lui, je pense que sur la route, ce serait une vraie consécration. Celui qui accepte la tâche de coach national doit se débrouiller avec tout ça. À une époque, je l’ai refusé."