WEC : Quand un membre de WRT devient le cobaye de l’équipe d’extraction du circuit de Fuji pour simuler une assistance à un pilote blessé
Jeudi soir, à la veille des premiers essais des 6 heures de Fuji, c'était l'effervescence autour du stand de la BMW M4 N°69 de l'équipe WRT. L'équipe d'extraction du circuit nippon était à pied d'œuvre pour simuler une assistance sur un pilote accidenté.
C'est Sébastien Crosset, membre du personnel du team de Vincent Vosse, qui a servi de cobaye pour l'occasion.
Vincent Vosse et WRT prêts pour la bagarre face à Toyota : "Aller à Barcelone et Monza joue en notre faveur""C'était la première fois que je vivais ça, nous a-t-il expliqué le Belge dans le paddock. Il fallait un gars habillé en combinaison et coiffé d'un casque pour participer à un exercice de l'équipe d'extraction. Auparavant, les membres du personnel japonais n'avaient pas eu la tâche facile quand ils devaient porter secours à un pilote de corpulence forte. Comme je suis un grand gabarit, je me suis prêté au jeu."

"Tout d'abord, ils ont ouvert la voiture et m'ont demandé si j'étais OK. J'ai simulé une douleur au dos. Pour faciliter mon évacuation, ils ont retiré le volant, puis mon casque en le faisant passer par le toit de la voiture qu'ils avaient démonté. Ce fut assez impressionnant. Ma tête a été tenue à différents points de contact. Ils ont par ailleurs ouvert ma combinaison pour me permettre de mieux respirer et avoir une meilleure prise. Mon système HANS a été retiré afin de faciliter l'accès à la zone du cou. Ensuite, on m'a mis une minerve ainsi qu'un "boa" autour du cou et de mes bras pour mon extraction. Ils m'ont pris par derrière."
"L'extraction a pu commencer et ils m'ont placé sur une civière. La première fois, ils m'ont fait tomber parce que la civière était mal placée ! Au total, je suis entré dans la voiture à trois reprises."

Des membres de la FIA étaient présents pour analyser et évaluer l'intervention du personnel nippon sur Sébastien. Dans ces situations critiques où l'intégrité voire la vie du pilote sont en danger, chaque geste doit être précis pour le sortir d'affaire.
L'expression d'anges gardiens des circuits prend à nouveau tout son sens ici…