Après un été marqué par de nombreuses vagues de chaleur, Annie Genevard, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire, est l'invitée de France Inter.

"L'agriculture française traverse une crise d'une gravité exceptionnelle", constate Annie Gennevard, invitée de France Inter ce vendredi 28 août 2026. La ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire a réuni les préfets la veille après un été marqué par de nombreuses canicules. "Pour beaucoup d'agriculteurs, c'est le travail d'une année qui est réduit à néant par la sécheresse, par la canicule, par les incendies parfois. Un point nous inquiète particulièrement, c'est la production de fourrage", indique-t-elle.

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Alors qu'un plan d'aide à destination des agriculteurs a été annoncé au début du mois d'août, Annie Genevard précise : "On va ajuster les mesures que nous allons présenter la semaine prochaine", avec l'objectif "de permettre la relance de la production pour l'année prochaine". Un été de prise de conscience de la réalité du réchauffement climatique dans les prochaines années : "Il est clair que cette crise climatique et météorologique doit inspirer d'autres méthodes de production. Il faut adapter nos bâtiments d'élevage à la canicule, il faut des variétés végétales qui soient mieux résistantes au gel, à la sécheresse, à la chaleur, il faut un meilleur accès à l'eau agricole."

Pour 2027, Annie Genevard veut "l'unité à droite"

La ministre de l'Agriculture s'est aussi exprimée sur la présidentielle de 2027 et a dit soutenir Bruno Retailleau, mais elle veut "travailler d'abord à l'unité" de la droite, affirme-t-elle. Le patron des Républicains a été désigné candidat du parti pour la présidentielle par les adhérents LR en avril dernier. "Je soutiens le candidat de ma famille politique", déclare Annie Genevard.

Toutefois, "je souhaite que dans ce débat qui s'engage pour la présidentielle, la droite et la droite de gouvernement que je représente avec quelques-uns de mes collègues, soit présente dans le débat et si possible avec un candidat", souligne-t-elle. "Chacun constate qu'il ne faut qu'un candidat entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen", insiste-t-elle. "Moi, je veux travailler d'abord à l'unité de ma famille politique et à ce qu'elle soit le mieux représentée dans ce débat."

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