Cinq recrues titulaires au lendemain de la fermeture du mercato : loin d'être une anomalie à Anderlecht sous l'ère Coucke
Qui sait peut-être qu'Ambros ou Aasgaard a un talent caché de gardien de but ? Auquel cas, Anderlecht pourrait très bien composer une équipe complète avec ses onze (!) transferts entrants. Si le Tchèque et le Norvégien trouvent un accord pour se partager entre les cages et le poste de milieu offensif, Biancone pourrait retrouver un poste de back droit comme il connaissait au Cercle, Omobamidele et Pétrot formeraient la paire dans l'axe, Reabciuk occuperait la gauche de l'arrière-garde, Amane et Koutsoupias seraient postés dans l'entrejeu, Antman et Winkler sur les flancs et Bentayeb en pointe.
Que Sibierski n'ait pas chômé cet été est évident. Que le Sporting avait besoin de (nombreux) renforts aussi. Sans compter le déploiement d'Ojea au coup d'envoi, qui a aussi intégré le noyau A au début de la saison, mais est arrivé en provenance de l'académie, cinq "nouveaux" étaient titulaires pour la réception de Genk ce dimanche. À Vitor Bruno, maintenant, de s'atteler à forger les automatismes entre chaque élément.
Si Antman est un Messi, Tihinen était meilleur que Kompany : jusqu'à présent, on préfère mille fois le brave Hannu au pauvre OliverLa présence d'autant de recrues dans l'équipe de base dès le premier match après la fermeture du mercato en dit long, par contre, sur le récent chamboulement de la hiérarchie et, surtout, sur les "forces" qui étaient en place l'année dernière. Contre le Racing, ils n'étaient que cinq titulaires – Coosemans, Maamar, Augustinsson, Kana et Sikan – à avoir joué un rôle en équipe première la saison passée. Toujours est-il que voir autant de "nouveaux" dans le onze de base au lendemain de la clôture du mercato estival n'est certainement pas une anomalie de l'ère Coucke au Lotto Park. C'est même devenu une habitude.
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En 2018, pas moins de sept transferts estivaux (Didillon, Lawrence, Milic, Makarenko, Bakkali, Santini et Dimata) avaient commencé le match contre l'Antwerp le 2 septembre – le mercato avait fermé le 31 août. Le 15 septembre 2019, ils étaient quatre (Van Crombrugge, Sandler, Vlap et Chadli) face à ce même Great Old. En 2020, cinq (Miazga, Mykhaylichenko, Cullen, Tau et Nmecha) ; en 2021, sept (Harwood-Bellis, Hoedt, Gomez, Olsson, Refaelov, Raman et Kouamé) ; en 2022, trois (Vertonghen, Diawara et Silva) ; en 2023, cinq (Dupé, Delaney, Rits, Flips et Dolberg) ; en 2024, trois (Simic, Zanka et Dendoncker) ; en 2025, deux seulement (Hey et Llansana). Soit en moyenne 4,5 depuis la reprise du club par l'homme d'affaires gantois.
Un nombre relativement élevé qui tranche avec les années qui ont précédé son arrivée à Anderlecht. Les années 2011 (3 : Jovanovic, Kljestan et Canesin) et 2016 (Chipciu, Spajic, Stanciu et Teodorczyk) faisant figure d'exception, les entraîneurs du Sporting ont toujours eu une, voire deux recrues à intégrer dans un système déjà bien huilé des saisons précédentes. Signe que ces dernières années, une certaine instabilité règne sur la maison mauve.
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