Publié le 03 septembre 2026 à 19:30 par Sirius

Le système de conduite autonome de Tesla, connu sous le nom de Full Self-Driving (FSD), va finalement être testé sur les routes françaises. Cette annonce du ministre des Transports, Philippe Tabarot, marque un tournant majeur, à peine six semaines après que Paris ait officiellement fermé la porte à cette technologie pour des raisons de sécurité. Le dialogue a visiblement suffi à débloquer une situation qui semblait figée.

Tesla FSD Mad Max

Suite à un « échange constructif » avec le patron de Tesla, la France a accepté la mise à disposition de deux véhicules équipés du FSD pour des essais en conditions réelles. C'est une première étape cruciale vers une possible homologation, dont la décision finale se jouera au niveau européen dans les prochaines semaines. Pour les 260 000 propriétaires de Tesla éligibles dans le pays, l'espoir renaît.

Pourquoi un tel revirement de la part du gouvernement français ?

Fin juillet, la position de l'exécutif était pourtant sans équivoque. Philippe Tabarot avait publiquement rejeté l'autorisation du FSD, pointant deux problèmes majeurs. Le premier concernait la gestion de la vitesse, le système étant capable, selon le ministre, de dépasser la limite autorisée jusqu'à 50 % pour s'adapter au flux de la circulation.

Le second grief portait sur la surveillance de l'attention du conducteur. Le gouvernement estimait que le dispositif n'assurait pas une vigilance suffisante lors de manœuvres complexes comme les changements de voie ou l'approche des ronds-points. La conclusion était alors simple : la technologie n'était pas assez sûre pour être déployée en l'état.

Qu'est-ce qui a concrètement changé en quelques semaines ?

L'élément déclencheur de ce changement de cap est une visioconférence organisée entre Philippe Tabarot et Elon Musk. Cet échange visait clairement, côté Tesla, à répondre aux inquiétudes françaises et à faire évoluer la législation. Le constructeur aurait préparé le terrain en amont, travaillant sur des « adaptations techniques » pour convaincre.

Ce revirement s'inscrit aussi dans un calendrier européen serré. Une décision sur l'homologation à l'échelle de l'Union est attendue début octobre, et la France y joue un rôle clé. Pour appuyer sa demande, Tesla a soumis un dossier technique à Bruxelles, bien que les données aient été produites en interne, sans audit externe.

Échange constructif ce soir avec @elonmusk autour du dispositif Full Self-Driving (FSD) de Tesla.

Depuis plusieurs mois, les autorités françaises travaillent étroitement avec @Tesla sur les adaptations techniques qui permettront à la France de soutenir son homologation, qui sera… pic.twitter.com/d1Y90cGJLf

— Philippe Tabarot (@PhilippeTabarot) September 2, 2026

Quelles sont les prochaines étapes pour le FSD en France et en Europe ?

Il faut toutefois rester mesuré. L'annonce du ministre ne constitue pas une homologation. Pour l'heure, seuls deux véhicules de Tesla seront testés sur le territoire. Aucune date ni condition précise n'ont été communiquées pour un déploiement plus large auprès des propriétaires français qui attendent cette fonctionnalité.

Cet épisode met en lumière l'influence considérable du patron de Tesla, qui traite désormais directement avec les États. Mais la décision finale dépendra du vote européen, où la position française pèsera lourd.

Journaliste GNT en direct d'Alpha Canis Majoris

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