Utiliser l'eau du robinet est un geste quotidien pour chacun et chacune d'entre nous. Mais l'eau n'est pas gratuite et, chaque année, de nombreux Wallons éprouvent des difficultés à payer leurs factures. Selon le cabinet du ministre Yves Coppieters (Les Engagés) en charge de l'Environnement et des Solidarités au sein du gouvernement wallon, "près de 8 % des ménages rencontrent des difficultés à assumer leur facture d'eau, soit environ 135 000 foyers".

Parmi ceux qui sont touchés par la "précarité hydrique", on trouve souvent des familles monoparentales, des personnes sans emploi, des ménages locataires et des personnes avec des revenus modestes.

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Il existe pourtant un fonds social de l'eau qui doit permettre à ces personnes ayant du mal à payer leurs factures d'eau de recevoir un soutien financier. Et pas seulement. En effet, il permet aussi à ceux qui en font la demande de bénéficier d'une autre aide financière qui doit leur permettre d'adapter techniquement leur installation pour les aider à réduire leur consommation. "En 2024, le Fonds disposait d'une enveloppe totale de plus de 6,8 millions d'euros, dont seulement 60 % ont été mobilisés. Quant au Fonds des améliorations techniques, destiné à financer les interventions permettant de réduire les consommations excessives, son taux d'utilisation était limité à 11 %", explique le ministre.

Les fuites d'eau cachées

Pour que ce fonds joue son rôle de manière optimale, le ministre wallon a donc présenté une réforme du fonds social de l'eau au gouvernement. Une campagne d'information a été lancée, les professionnels du secteur ont reçu un récapitulatif des aides qui existent en la matière et il a été demandé aux distributeurs d'harmoniser les réductions accordées sur les factures lorsqu'une fuite cachée a été mise au jour.

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C'est cet aspect-là des choses qui se révèle souvent très problématique et qui entraîne certains consommateurs vers des difficultés financières. "De nombreuses situations de précarité hydrique trouvent leur origine dans des fuites non détectées, des équipements vieillissants ou des installations défectueuses. Or, les CPAS rencontrent régulièrement des difficultés pour identifier rapidement des professionnels disponibles afin de réaliser les petites interventions. La Wallonie souhaite dès lors structurer un réseau d'intervenants techniques de proximité, issus notamment de l'économie sociale", conclut le ministre.

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