Guerre en Ukraine : une première depuis le début du conflit... Bloquée en Turquie et en Syrie, occupée au Royaume-Uni, la Russie n'a plus un seul navire de guerre en Méditerranée
La présence navale russe en Méditerranée s’est éteinte pour la première fois depuis 2013. Entre détroits fermés et perte d’accès à Tartous, Moscou redéploie sa flotte ailleurs. Ce retrait annonce-t-il un tournant stratégique ?
Est-ce un signe des difficultés rencontrées par Vladimir Poutine, embourbé dans l'invasion de l'Ukraine depuis plus de quatre ans ? Ou un changement radical de stratégie ? Peut-être un peu des deux…
La Russie n'aurait plus aucun navire en Méditerranée. Une première depuis 2013 à en croire Militarnyi. Selon les spécialistes militaires, les navires de guerre russes auraient totalement déserté la grande bleue depuis le 1er juillet dernier.
Rien depuis juin
Les spécialistes avancent plusieurs arguments et raisons à cela : d'abord "la décision de la Turquie de fermer les détroits du Bosphore et des Dardanelles aux navires de guerre des pays impliqués dans la guerre". Mais aussi "la situation en Syrie : à la suite du changement de gouvernement fin 2024, la Russie a perdu les conditions auxquelles elle s’était habituée pour utiliser sa base logistique de Tartous". La Russie aurait également redéployé ses forces navales à d'autres endroits stratégiques, notamment en Europe du Nord et au large du Royaume-Uni.
Les dernières traces d'un navire de guerre russe en Méditerranée dateraient du mois de juin dernier. "Le 12 juin, l'Amiral Kasatonov et l'Akademik Pashin firent escale au port d'Alexandrie pour célébrer la fête nationale russe. Puis, le 18 juin, les deux navires furent aperçus au sud de la Sardaigne. Le 22 juin, ils sont arrivés pour une visite de quatre jours au port algérien d'Oran, situé près des accès à Gibraltar, avant de quitter définitivement la mer Méditerranée", raconte Militarnyi.
Mais tout cela ne serait que temporaire. La mer Méditerranée étant une place trop stratégique pour l'éviter. En attendant, cela offre un léger répit aux défenses maritimes européennes concernées qui scrutent le moindre mouvement de la flotte du Kremlin.