"Installation illicite = réponse immédiate" : près de 200 caravanes de gens du voyage évacuées d’un stade de football municipal
Près de 200 caravanes de gens du voyage ont été évacuées par la préfecture du Pas-de-Calais, ce mardi 22 septembre, d’un stade municipal à Neuville-Saint-Vaast. Celles-ci étaient installées illégalement depuis 10 jours.
L’évacuation d’un stade municipal à Neuville-Saint-Vaast, occupé illégalement par près de 200 caravanes de gens du voyage, s’est déroulée ce mardi matin. Sur place, le préfet du Pas-de-Calais et la gendarmerie étaient présents, notent nos confrères de La Voix du Nord.
Des troubles signalés
"Installation illicite = réponse immédiate. Ce matin, je me suis rendu à Neuville-Saint-Vaast afin de faire respecter un arrêté de mise en demeure de quitter les lieux à l’encontre d’un groupe de la communauté des gens du voyage, installée illégalement sur le stade municipal depuis le 12 septembre. Contesté devant le Tribunal administratif, cet arrêté a été confirmé par la justice", tels sont les mots de François-Xavier Lauch, préfet du Pas-de-Calais (ancien préfet de l’Hérault).
Les quelque 200 caravanes étaient raccordées de manière illicite aux réseaux d’eau et d’électricité, précise le site Actu. La préfecture a ajouté que plusieurs troubles ont été signalés, "notamment des comportements routiers dangereux". "Cette occupation empêchait par ailleurs les citoyens, les associations et les écoles d’accéder au stade pour leurs activités sportives."
François-Xavier Lauch a par ailleurs indiqué qu’il n’hésitera pas "à utiliser la loi Ripost et à faire procéder aux verbalisations nécessaires" face à ces installations illicites qu’il juge "inacceptables". À noter, qu’avec la loi adoptée au mois d’août dernier, l’amende forfaitaire est désormais portée à 1 000 euros, pour les branchements non autorisés aux réseaux d’eau et d’électricité, détaille le média local.
Du côté de la mairie, on déplore la gêne occasionnée : durant une semaine, les scolaires et le club de foot n’ont pas pu utiliser l’équipement sportif, relate le quotidien local. "Ça pénalise le village et ça crée de l’inquiétude chez les habitants. Ça a toujours été très cordial mais ils étaient déterminés à rester là", a lancé un adjoint.