Après avoir organisé une rave-party géante, qui avait attiré plus de 5 000 personnes dans l’Ain en 2023, l’organisateur a écopé d’une sanction qui émeut la communauté des teufeurs. « C'est l'argent des Français », a réagi la préfecture de l'Ain.

Le Républicain Lorrain -

Aujourd’hui à 07:15

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Photo d'illustration Patrick Bar
Photo d'illustration Patrick Bar

Durant quatre jours, l’événement avait suscité l’émotion. Dans une petite commune de l’Ain, plus de 5 000 fêtards avaient débarqué sur un site naturel protégé, répondant à l’appel de l'organisateur d’une rave-party sauvage, en juillet 2023.

D’importants dispositifs de surveillance et de secours étaient déployés autour de l’événement, pour éviter qu’un drame ne survienne. Au moins 60 personnes avaient été prises en charge par les secours « dont 4 ont été évacuées vers un centre hospitalier », rapportait la préfecture de l'Ain.

« Peu importe le temps que ça prend »

Trois ans plus tard, la fête vient de connaître son épilogue devant la justice. L’organisateur devra rembourser 80 000€, coût estimé du dispositif d’encadrement qui avait été mis en place, rapportent nos confrères d'Actu Lyon.

La sanction a provoqué un tollé dans la communauté des teufeurs. « Endetté à vie pour avoir voulu faire la fête », déplore un internaute. « Personne ne vous a demandé de mobiliser 80 000€ de personnel », remarque un autre.

La répression des rave-party se durcit

« Fort avec les faibles, faibles avec les puissants », pestent plusieurs comptes, en réponse à la préfecture de l’Ain qui avait elle-même commenté la décision de justice sur ses réseaux sociaux. Et qui avait notamment tenu ces propos : « Peu importe le temps que cela prend, nous ne lâcherons jamais ceux qui troublent la tranquillité publique ».

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La répression des rave-party illégales vient justement de se durcir, après adoption définitive par le Parlement de la loi RIPOST mardi 21 juillet. Les organisateurs de rassemblements festifs à caractère musical non déclarés s’exposent désormais à deux ans d’emprisonnement, 30 000 euros d’amende... et toujours du remboursement des frais engagés par les pouvoirs publics.