Pop Culture

Le musicien français Kavinsky est mort à 50 ans. Avec Nightcall, il avait donné à Drive une ouverture devenue presque intouchable.

Drive
Drive — Bold Films / PR-ADN

En bref

  • Kavinsky est mort à 50 ans
  • La cause du décès reste inconnue
  • Nightcall a marqué Drive

Il y a des morceaux qui dépassent l’album, dépassent même leur auteur. Nightcall, de Kavinsky, fait partie de ceux-là. La mort du musicien français, à 50 ans, remet forcément ce titre au centre, parce qu’il a collé à Drive une identité que le film n’a jamais vraiment quittée.

Une disparition qui touche bien plus que l’électro

Kavinsky, de son vrai nom Vincent Pierre Claude Belorgey, est mort alors qu’il n’avait que 50 ans. La cause du décès n’a pas encore été déterminée. Les autorités françaises, elles, n’ont relevé rien de suspect.

Né le 31 juillet 1975 en Seine-Saint-Denis, il appartenait à une scène française qui a compté, avec des noms comme Daft Punk, Phoenix, Quentin Dupieux ou Jackson Fourgeaud. Pas mal de monde a puisé dans le cinéma, mais chez lui c’était presque le point de départ.

Le morceau qui a collé une âme à Drive

Si son nom parle d’abord aux cinéphiles, c’est à cause de « Nightcall ». Le morceau ouvre Drive, le film d’action salué de Nicolas Winding Refn, et ce n’est pas un simple placement malin dans un générique. Il impose d’entrée une texture, une distance, une sorte de rêve sous néons qui tient ensuite tout le film.

On peut respecter la mise en scène de Nicolas Winding Refn et dire quand même une chose simple: sans « Nightcall », l’aspiration du film n’aurait sans doute pas la même force. La bande originale de Drive est souvent rangée parmi les grandes du cinéma contemporain, et le morceau de Kavinsky y tient une place centrale. Beaucoup ont tenté d’en retrouver l’esthétique depuis. Visiblement, sans vraiment y parvenir.

Un personnage né du cinéma autant que de la musique

Chez Kavinsky, même le persona racontait quelque chose. Son personnage était un zombie, victime d’un crash en Ferrari Testarossa en 1986, revenu d’entre les morts en 2006. Résultat? Une figure presque plus proche d’un protagoniste de film que d’un producteur électro classique.

Cette logique irrigue toute son œuvre. Son goût du cinéma n’était pas un vernis visuel, mais le moteur du projet.

Deux albums, et une influence appelée à durer

Son premier album, OutRun, est sorti en 2013. Son second, Reborn, a suivi en 2022 avec un accueil critique très favorable.

Et c’est là que le constat serre un peu plus. Reborn sera donc son dernier disque. Une discographie courte, finalement, mais une empreinte qui va rester, parce qu’elle dit quelque chose de plus large sur la pop moderne: parfois, une chanson suffit pour entrer dans l’imaginaire collectif et ne plus vraiment en sortir.

Morgan Fromentin

Spécialiste Pop Culture

Depuis 2018, je décrypte l'actualité technologique ainsi que les dernières nouveautés cinéma et séries sur Begeek.fr.

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