Société.

Alors que “l’acte 3” du mouvement lycéen se lance ce mardi 6 octobre dans toute la France, la presse internationale suit de près l’ampleur de la mobilisation et les éventuelles violences dans les manifestations. De New York à Budapest en passant par Stockholm, elle s’interroge sur les ressorts de la colère lycéenne en France, ainsi que la réponse de l’État.

À Paris, le 5 octobre 2026. PHOTO LOU BENOIST / AFP

Vu des États-Unis : manque de moyens

Pour le quotidien de gauche américain The Nation, quiconque a étudié ou enseigné en France peut témoigner du manque de moyens constant. “Les salles de classe sont bondées et l’enseignement de plus en plus confié à des professeurs remplaçants. Derrière la promesse républicaine de ‘Liberté, Égalité, Fraternité’, gravée en façade de toutes les écoles publiques de France, on trouve des bâtiments délabrés, des installations vétustes, des bibliothèques mal approvisionnées, des ordinateurs en fin de vie – quand il y en a – et des personnels – infirmiers, conseillers – en sous-effectif chronique.”

Vu d’Allemagne : Paris opte pour le tout répressif

À Berlin, le quotidien de gauche Die Tageszeitung déplore l’attitude du gouvernement, qui feint la surprise devant une révolte provoquée par des années de réduction de moyens. “L’État rejette toute forme de responsabilité dans l’actuelle crise du système éducatif. Il fait comme s’il ne savait pas que sa politique budgétaire était l’allumette qui avait mis le feu aux poudres. Il est évidemment bien plus facile de réprimer en masse la mobilisation des jeunes et d’accuser l’opposition de gauche de se rendre complice du ‘chaos’ que de présenter un budget socialement équitable.”

Vu de Hongrie : “L’éducation est

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