Le premier roman de l'écrivain accusé d'avoir utilisé l'IA, C’était ça ou mourir de l’auteur canadien Thélyson Orélien aurait été rédigé par une intelligence artificielle.

La rédaction avec AFP -

Aujourd’hui à 07:54

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Les éditions du Boréal ont annoncé jeudi la suspension de la tournée promotionnelle du roman de l'écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien, accusé d'avoir eu recours à l'intelligence artificielle (IA) pour écrire « C'était ça ou mourir » et d'avoir plagié des textes au Canada. « Pour assurer le bien-être de Thélyson Orélien, nous suspendons pour l'instant les activités promotionnelles entourant le livre », a déclaré dans un communiqué la maison d'édition de Montréal, à l'origine de la publication du roman au printemps au Canada.

Boréal a assuré que l'IA n'avait pas été utilisée depuis la réception du manuscrit, et qu'ils travaillaient de concert avec l'auteur pour établir que l'oeuvre avait bien été écrite par Thélyson Orélien. « Malheureusement, il nous est impossible à ce stade-ci d'infirmer ou de confirmer les allégations auxquelles l'auteur fait face », a continué l'éditeur, nuançant qu'il ne fallait pas « tirer de conclusions hâtives ».

Allégations de plagiat

Le Salon du livre de l'Estrie, au Québec, a également annoncé jeudi exclure de sa programmation l'auteur, indiquant « qu'il retire à Thélyson Thélyson Orélien le titre d'invité d'honneur et l'invitation à participer aux deux activités qui figuraient à la programmation ».

Thélyson Orélien est soupçonné d'avoir rédigé son roman à succès avec l'intelligence artificielle. 

Thélyson Orélien est soupçonné d'avoir rédigé son roman à succès avec l'intelligence artificielle. 

Auteur de l'un des best-sellers de la rentrée, le romancier de 38 ans, qui a remporté lundi le prix du roman Fnac et figure dans les sélections de plusieurs autres récompenses comme le Goncourt, a été mis en cause lundi sur le réseau social X par le compte anonyme « Balance ton Claude », jusqu'alors confidentiel. Celui-ci a affirmé que le livre avait été « presque intégralement » écrit par une intelligence artificielle, après en avoir fait analyser des extraits par le logiciel américain Pangram.

À ces accusations se sont ajoutées mercredi des allégations de plagiat au Canada pour des textes publiés il y a plus de dix ans. Le quotidien québécois La Presse a notamment indiqué avoir constaté qu'une de ses chroniques publiée en 2013 était dans sa « quasi-totalité » une « traduction légèrement remaniée » d'un article diffusé quelques jours plus tôt par le journal philippin The Philippine Star, toujours accessible en ligne. L'écrivain a dénoncé jeudi une « volonté » de le « faire taire ».

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