Dans la grande famille des Red Lions, Lucas Balthazar est le benjamin. Il est né en 2006 ! Il vient à peine de fêter ses 20 ans. Comme cadeau, il a reçu une Coupe du monde à la maison. Ou plutôt, il est allé chercher ce beau cadeau. Au fil des quatre premiers matchs, il n'a cessé de rajouter plus d'audace à son jeu. Le maître à jouer d'Uccle Sport se sent bien.

Comment vivez-vous cette expérience ?

Je la vis franchement très bien. C'est un super tournoi quand on voit le stade. On est allé jouer en Inde devant 20 000 personnes en février. J'ai joué la Coupe du Monde Junior en Inde devant 15 000 personnes aussi en novembre. Et je peux vous dire que l'expérience que j'ai ici est vraiment plusieurs fois supérieure à ce que j'ai vécu là-bas. Le public met une ambiance de dingue. On voit vraiment que ça bouillonne en tribune.

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On vous sent de plus en plus à l'aise sur votre flanc à l'arrière…

Je veux participer aussi. J'ai mon rôle à jouer et j'essaie de le faire du mieux possible. Et depuis le début, je trouve que je fais ça plutôt pas mal. Contre la Malaisie j'ai fait un dernier quart plus compliqué, mais dans l'absolu je joue bien mon rôle. J'ai un plus petit rôle mais tous les rôles sont importants. Ce n'est pas facile quand tu as un plus petit rôle ou quand tu es plus jeune de prendre un peu plus de lumière, de prendre un peu plus des balles et de jouer avec un peu plus de couilles. Je veux aussi pouvoir créer des choses et aller au-delà de ce dont on attend de moi.

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tu passes peut-être un peu moins de temps à réfléchir. Tu joues ton jeu comme tu fais 300 jours par an."

Que vous a déjà apporté l'expérience des quatre premiers matchs ?

Ce qui est sûr, c'est qu'il y a le fait de grandir dans le tournoi qui compte beaucoup. Tu prends de l'expérience et tu passes peut-être un peu moins de temps à réfléchir. Tu joues ton jeu comme tu fais 300 jours par an.

Quel est votre état d'esprit avant votre quart de finale face à l'Espagne ? Les Red Lions risquent de devoir gagner avec deux buts d'écart pour se qualifier…

Non, ce n'est pas du tout un résultat impossible. Si on regarde juste purement en termes de résultats, on pourrait penser que ce sera compliqué. Il faut aussi regarder la manière. Face à l'Australie, on a énormément de pc et je crois que ça s'est vu de l'extérieur. On a dominé vraiment très très fort une des tops 3 nations mondiales. On joue d'une manière vraiment libérée et on a vraiment ce pouvoir de dominer les adversaires. Maintenant, il faut arriver à mettre la petite balle dans le cadre blanc. On connaîtra le résultat de l'autre match avant le nôtre. C'est vrai que ça nous aide aussi de savoir le résultat qu'on doit faire. Mais deux goals d'avance dans le hockey, ce n'est rien.

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Comment le groupe vit-il ce décalage entre la qualité du jeu produit et les résultats affichés au marquoir ? Faut-il changer quelque chose au niveau de l'attaque ?

Non, il ne faut pas dire ça. L'attaque joue vraiment un gros rôle. On a des opportunités et je crois qu'il y a aussi une question de réussite. Les planètes ne s'alignent pas pour nous pour l'instant. Quand on voit la France, leur premier goal, c'est 1 fois sur 100 et c'est contre nous. Ce qui est chouette, c'est qu'on est vraiment soudés et qu'on est tous ensemble dans le même bateau. Les connexions sont vraiment très fortes. Et que dans les moments comme ça, ça nous fait plus grandir. Ça nous rassemble. On joue avec une grinta qu'on n'a pas toujours en Belgique. Même au foot, quand je les vois, ils sont parfois un peu plats.

En quoi le Lucas Balthazar du 22 août est différent de celui du 14 août ?

Le Lucas Balthazar d'aujourd'hui, il est en tournoi. Donc, il est différent. L'évolution est relative à mon chemin intérieur. Chaque joueur doit passer un peu par ce chemin intérieur pour pouvoir exprimer son plein potentiel. Certains prennent plus de temps, d'autres sont très rapides. Je pense être dans la moyenne. J'avance à mon rythme. On n'en parle pas souvent. On pense souvent qu'on fait tout ce qu'on veut à la balle. Que c'est juste de la magie, que tu es talentueux ou pas. Moi, je ne pense pas. Je pense qu'il y a une partie de soi qui doit arriver à l'exprimer au bon moment, quand on en a besoin. Comprendre ce rôle. Comprendre le jeu des Red Lions. Voir un peu l'énergie dans l'équipe, etc. Je pense que c'est aussi juste un chemin intérieur par lequel on doit passer.

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