Malgré sa défaite à Cincinnati, Loïs Boisson rassure et s'affirme sur dur extérieur : « J'aime bien cette surface »
Le WTA 1000 de Cincinnati s'est donc terminé au troisième tour pour Loïs Boisson. Un résultat qui lui permet d'avoir fait honneur à sa wild-card, mais qui confirme surtout qu'elle a tout pour bien figurer sur le dur extérieur.
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Après sa demi-finale à Roland-Garros l'an dernier, les questions portaient sur sa capacité à exporter son jeu sur d'autres surfaces que sa terre battue adorée. Une blessure l'ayant privée d'une préparation correcte pour l'US Open, son premier tour à New York n'avait guère apporté de réponses. Cette année, c'est différent.
À Toronto, elle s'est issue des qualifications en battant au passage une top 100 (Emiliana Arango, 97e), ce qui ne lui était plus arrivé depuis l'Open de Strasbourg (Xinyu Wang, 32e), mais sur terre battue. À Cincinnati, elle a remis ça avec des victoires sur Ashlyn Krueger (56e) et Belinda Bencic (12e), même s'il faut rappeler que la Suissesse a abandonné.
« Je cherche encore mon jeu sur cette surface, mais, honnêtement, ça va dans le bon sens »
Loïs Boisson à propos du dur
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Mais force est de constater que le coup droit de Boisson fait aussi mal sur dur. Lorsqu'elle parvient à se décaler pour le lâcher plein pot, l'adversaire est vite sous pression et explose régulièrement. Niveau revers, son slice est un peu moins efficace, mais il parvient cependant à neutraliser le jeu adverse. Et lorsqu'elle frappe long de ligne, elle fait souvent le point. Quant à ses amorties, même si elle en use moins, elles parviennent à surprendre, mais demandent encore plus de justesse que sur terre. Bref, ce qu'on a vu est très encourageant.
L'intéressée avoue d'ailleurs que cette découverte se passe bien. « On est encore dans une période d'adaptation, mais c'est positif. En fait, j'aime bien cette surface », confiait-elle en début de semaine. Intéressant pour une joueuse qui avait l'habitude de se précipiter sur les tournois sur terre battue dès que possible et qui connaissait surtout le dur indoor.
La défaite face à Diane Parry (4-6, 6-4, 6-3) ne l'a pas fait changer d'avis, malgré l'évidente déception. « Je cherche encore mon jeu sur cette surface, mais, honnêtement, ça va dans le bon sens. Il y a pas mal de points positifs. Après, c'est plus une question de gestion du match que quelque chose particulièrement lié à mon style de jeu. Mon style de jeu, je pense justement l'avoir trouvé sur dur. Après, c'est savoir gérer à certains moments dans le match. »
Aucune alerte physique
L'autre bon point concerne le physique de la Française. Depuis son coup d'éclat porte d'Auteuil, elle n'a que trop rarement pu surfer la vague. Il y a bien eu un premier titre à Hambourg l'été dernier, mais, derrière, elle a enchaîné les blessures et les reports de reprises de compétition.
Dans l'Ohio, sous une chaleur étouffante et des conditions difficiles, elle a tenu bon. Aucune alerte à signaler. D'ailleurs, elle va enchaîner avec le WTA 125 de Philadelphie la semaine prochaine (23 - 29 août) afin de peaufiner sa préparation pour l'US Open (30 août - 13 septembre). Niveau comptable, ces trois victoires à Cincinnati lui permettent une progression de plus de 40 places et elle est virtuellement 235e. Ce n'est pas encore assez, mais l'essentiel est de constater que la machine est bien relancée.