Les baisses de prix des génériques permettront 24 millions d’euros d’économies
20 Minutes avec AFP
Publié le 28/07/2026 à 21h41 • Mis à jour le 28/07/2026 à 21h41
Ce n’est pas beaucoup au regard des dépenses de santé, mais c’est déjà cela de gagner. Les principaux syndicats de pharmaciens d’officine ont annoncé mardi que les baisses de prix décidées sur plusieurs médicaments, principalement des génériques, devraient permettre de réaliser environ 24 millions d’euros d’économies pour l’Assurance maladie en 2027.
Ces baisses de tarifs « seront effectives au 1er janvier », a précisé à l’AFP François Xavier Hemery, du pôle économique de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), au sujet des mesures arrêtées lors du Comité de suivi des génériques (CSG) réuni la semaine dernière.
Un cap annuel fixé par le gouvernement
Chaque année, le gouvernement fixe un objectif d’économies afin de limiter les dépenses liées aux médicaments remboursés. Les baisses de prix ciblent certaines classes de médicaments en fonction de leur ancienneté, du niveau de concurrence, des efforts déjà réalisés et de l’évolution des ventes. Jusqu’à présent, elles ont surtout concerné les produits les plus anciens pour financer l’arrivée de nouveaux traitements.
L’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) s’est félicitée de l’issue des discussions. « Alors que le CEPS avait initialement engagé une vague de baisses de prix sur 12 groupes génériques, représentant 43,9 millions d’euros d’économies pour l’Assurance maladie, cette trajectoire a été profondément réorientée », souligne le syndicat. Il ajoute que « près de 20 millions d’euros de baisses de prix ont été évitées » par rapport au projet initial.
Des économies pour combler déficit de la Sécu
Le Comité économique des produits de santé (CEPS) est chargé de négocier et de réviser les prix des médicaments remboursés. Deux réunions annuelles du Comité de suivi des génériques sont organisées, l’une en été pour une application au 1er janvier, l’autre à l’automne.
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Ces décisions interviennent alors que l’Assurance maladie cherche à réduire son déficit. Début juillet, son directeur général Thomas Fatôme indiquait que celui-ci devrait atteindre 13,8 milliards d’euros en 2026, avec un risque de 15 milliards en 2027. Dans son rapport annuel, l’organisme vise 3,9 milliards d’euros d’économies en 2027, dont 1,3 milliard sur les médicaments et les dispositifs médicaux, notamment grâce aux baisses de prix et au développement des génériques.