Dans la nuit de vendredi à ce samedi 25 juillet, Donald Trump a menacé de reprendre, plus fort encore, les frappes contre l'Iran. Des déclarations dans un contexte d'embrasement, après des échanges de missiles entre l'Arabie saoudite et les Houtis au Yémen.

Donald Trump ne ferme pas la porte à une reprise intense du conflit contre l'Iran. Dans la nuit de vendredi à ce samedi 25 juillet, le président américain a tenu une réunion avec sa garde rapprochée pour discuter de cette possibilité. Selon les médias étasuniens, il serait de plus en plus frustré par l'enlisement de la situation, même s'il a assuré devant la presse ne pas avoir pris de décision pour l'instant.

"En fait, on leur parle en ce moment, a assuré le républicain. Je pense qu'ils deviennent de plus en plus sérieux au fil des jours, peut-être pour une raison évidente. Nous sommes prêts, parés à y aller, mais nous leur parlons, donc tant que nous parlons... On va voir ce qu'il en sort."

Le conflit s'étend sur la mer Rouge

Les États-Unis multiplient les frappes contre le régime iranien même si, pour la première fois en deux semaines, l'armée américaine n'a pas annoncé de frappes la nuit dernière. De son côté, l'Iran a pourtant revendiqué des attaques contre des installations militaires utilisées par les forces américaines à Bahreïn, en Jordanie, et au Koweït.

"Pour chaque fier citoyen iranien de la République islamique tué, un soldat américain sera envoyé en enfer", a clamé le chef de l'armée, Ali Abdollahi.

Des déclarations dans la lignée de celle de son ministre des Affaire étrangères, Abbas Araghchi, qui a affirmé que son pays se réservait le droit de prendre "toutes les mesures nécessaires" contre tout pays "participant, coopérant ou aidant" les États-Unis.

Ces derniers jours, le conflit s'est étendu de l'autre côté de la péninsule arabique, à proximité de la mer Rouge. Les Houtis du Yémen, alliés de l'Iran, y ont annoncé un blocus, notamment dans le golfe d'Aden, pour ralentir les navires saoudiens. En guise de riposte, le royaume a lancé des frappes sur Hodeïda, une ville yéménite, et ont touché un bâtiment de télécommunications. Un missile envoyé vers le sud-ouest de l'Arabie saoudite a ensuite été revendiqué par les Houtis.

Donald Trump avertit la Chine et la Russie

Preuve que le conflit ne se limite plus au détroit d'Ormuz, Donald Trump a également averti la Russie et la Chine, alliés de Téhéran. Le président américain les a exhortés à ne pas fournir d'armes à Téhéran, alors que Washington a lancé une enquête sur des ventes d'armes au régime.

"La porte des négociations, une fois ouverte, ne devrait pas être fermée, et tant qu'il existe un espoir pour la paix, il ne devrait pas être abandonné", a réagi le chef de la diplomatie, Wang Yi, après une rencontre avec son homologue iranien.

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En tant que partenaire stratégique de Téhéran, Pékin soutient fermement l'Iran dans la protection de sa souveraineté, de sa sécurité et de sa dignité nationale, a ajouté le responsable chinois.

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