Les policiers ont placé la valise dans ce sac bleu. © via REUTERS

La police australienne a mis plus de vingt heures à déterminer qu’un “corps de femme” retrouvé dans une valise était en réalité une poupée sexuelle. Une erreur qui étonne de nombreuses personnes. Pourtant, selon les experts, les policiers n’ont rien à se reprocher. “Ces agents ont simplement suivi le protocole”, expliquent-ils.

E.L

Source: The Guardian

12 août 2026, 13:53

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La police de l'État australien de Nouvelle-Galles du Sud a reçu un appel inquiétant dimanche dernier. Deux promeneurs venaient de découvrir, au bord d'un chemin de campagne isolé à Oallen, une valise contenant ce qui semblait être des restes humains.

Un communiqué de presse a été publié dans la foulée. La police déclarait qu’il s’agissait très probablement du corps d’une femme et qu’un lien avec une disparition était envisagé. Des analyses médico-légales devaient apporter plus de précisions.

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Mais le lendemain, la police a finalement publié un rectificatif: il ne s’agissait pas du corps d’une femme, mais d’une poupée sexuelle. Cette dernière était dotée d’un piercing au nez et d’égratignures particulièrement crédibles. “Nos agents ont suivi les procédures à la lettre. Je ne peux que saluer leur rigueur”, a affirmé l’inspectrice principale Linda Bradbury lors d’une conférence de presse.

La prudence avant tout

Vincent Hurley, ancien policier de Nouvelle-Galles du Sud devenu criminologue, explique: “Cela peut paraître étrange, mais les enquêteurs n’ont pas commis d’erreur. Je pense qu’ils n’ont pas voulu ouvrir entièrement la fermeture éclair de la valise afin de ne pas altérer d’éventuelles preuves.”

“Ces dernières années, la police a souvent été accusée, et parfois à juste titre, de manquer de recul ou de se précipiter. Aujourd’hui, la prudence prévaut. S’il s’agissait d’un vrai corps: aurait-il fallu ouvrir entièrement cette valise? Évidemment que non. La situation peut sembler embarrassante, mais ils ont simplement respecté la procédure.”

Vincent Hurley rappelle également à quel point les poupées sexuelles modernes peuvent être réalistes. “On retrouve malheureusement souvent des corps de victimes de meurtre dans des valises. Sur le coup, l’hypothèse d’une poupée sexuelle ne vous traverse pas l’esprit”, souligne-t-il.

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Préserver les preuves

L’experte en sciences forensiques Xanthe Weston partage pleinement cette analyse. “Les conditions météorologiques se détérioraient. Il est donc tout à fait logique de vouloir transférer l’intégralité de l’expertise dans une morgue, où se trouve le matériel adéquat. On ne peut absolument pas prendre le risque de contaminer une scène de crime. Fibres, cheveux, cellules cutanées, ADN… Au moindre faux pas, ces preuves sont définitivement perdues.”

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