Suisse. La justice la condamne pour avoir laissé un mauvais avis sur internet à une boulangerie
Une habitante de Saint-Gall, dans le canton suisse de Thurgovie, a été condamnée pour avoir laissé un mauvais avis sur Google à une boulangerie et pour avoir critiqué une salariée.
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Aujourd’hui à 07:08
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On ne badine pas avec Internet, et encore moins avec les avis Google. Car, à notre époque, ils font la pluie et le beau temps des commerces. Selon une récente étude (septembre 2025) menée par la plateforme spécialisée dans les retours clients Custplace, près de 9 consommateurs sur 10 consultent des avis clients avant de passer à l’achat.
Une habitante de Saint-Gall, dans le canton suisse de Thurgovie, va l'apprendre à ses dépens.
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Service « extrêmement mauvais »
Comme nous l'apprend le journal local TagBlatt, la femme de 28 ans a été condamnée par la justice pour avoir, en février, posté un avis négatif à l'encontre d'une boulangerie.
À l'époque, la Thurgovienne s'installe à une table du commerce sans rien consommer. Une employée lui signale que la chose est interdite. C'est alors que la « cliente » sort son téléphone, photographie la devanture ainsi que la salariée et publie un mauvais commentaire sur Google (service « extrêmement mauvais » notamment) en attribuant une note d'une seule étoile (sur cinq).
L'employée photographiée et dénigrée dans le message porte plainte. Le Ministère public du canton va donner raison à la plaignante.
« Pilori photographique »
L'ordonnance pénale estime que la femme de 28 ans avait, en outre, photographié l'intérieur du commerce et l'employée sans autorisation et qu'elle n'était pas cliente de l'établissement. L'ordonnance évoque également un véritable « pilori photographique ».
Elle a été condamnée à 30 jours-amende avec sursis de trois ans et devra s'acquitter des 800 francs (environ 856 euros) de frais de procédure.
Le média suisse en ligne 20 Minutes rappelle que cette affaire n'est pas un cas isolé. En 2020, un restaurateur de Martigny (canton du Valais) avait porté plainte contre près de 700 internautes.
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Ceux-ci avaient rédigé ou approuvé des critiques virulentes sur Facebook. Au final, seuls huit individus ont été condamnés par la justice suisse, au motif qu'ils avaient « dépassé les bornes ».
Dans un arrêt daté de janvier 2020, le Tribunal fédéral a estimé que « partager » ou même « liker » des contenus peut constituer un délit. Il n'y a donc pas que les commentaires qui peuvent être sanctionnés.