Un monde médiéval rongé par les vampires, trente jours pour sauver sa famille et suffisamment de choix pour rendre chaque partie différente... The Blood of Dawnwalker ne manque pas d’ambition.

Sommaire

  1. 1Page 1 : Graphismes de The Blood of Dawnwalker
  2. 2Page 2 : Gameplay de The Blood of Dawnwalker
  3. 3Page 3 : Histoire, durée de vie et bande-son de The Blood of Dawnwalker
  4. 4Page 4 : Conclusion de The Blood of Dawnwalker

Une vallée sympathique

Développé par Rebel Wolves, studio fondé notamment par d’anciens membres de CD Projekt Red, et édité par Bandai Namco, The Blood of Dawnwalker nous plonge dans la vallée de Vale Sangora, un territoire médiéval désormais soumis au pouvoir des Vrakhiri, des vampires qui règnent sur la population humaine. Nous y incarnons Coen, un jeune homme dont la famille est capturée par Brencis, le souverain des lieux. Après avoir été transformé, Coen découvre toutefois qu’il n’est pas devenu un vampire comme les autres : il est un Dawnwalker, capable de retrouver sa forme humaine lorsque le soleil se lève et de devenir une créature vampirique à la nuit tombée. À partir de là, trente jours séparent Coen de la cérémonie organisée par Brencis, et chaque décision peut modifier la manière dont cette course contre la montre va se dérouler. Le principe paraît simple sur le papier, mais il sert surtout de colonne vertébrale à un RPG où les quêtes, les relations, la progression et même le cycle jour/nuit sont constamment liés au temps disponible.

The Blood of Dawnwalker n’essaie pas forcément de décrocher la mâchoire à chaque seconde.

Parlons peu, parlons bien, la partie visuelle, cela donne quoi ? Eh bien, The Blood of Dawnwalker n’essaie pas forcément de décrocher la mâchoire à chaque seconde. En revanche, il propose une direction artistique particulièrement cohérente, capable de donner une véritable identité à Vale Sangora. Les montagnes, les forêts, les villages et les fortifications composent un décor médiéval sombre qui colle parfaitement à cette histoire de vampires. La réussite visuelle vient surtout de la cohérence de l’ensemble plutôt que d’une débauche permanente d’effets spectaculaires. La vallée paraît suffisamment compacte pour devenir familière au fil des heures, mais assez vaste pour donner envie de quitter les sentiers battus.

Cette taille plus maîtrisée fonctionne d’ailleurs très bien. Nous repassons régulièrement par certains lieux, nous finissons par reconnaître les chemins et les différents villages, et cette répétition crée presque un sentiment d’appartenance. Les habitants, soldats, bandits, créatures et différents groupes rencontrés au détour d'un chemin donnent également davantage de vie à l'ensemble. Tous les NPC ne proposent évidemment pas une conversation digne d'un grand roman, mais la sensation d’évoluer dans un territoire réellement occupé et soumis à la domination des Vrakhiri est particulièrement réussie.

The Blood of Dawnwalker test images (12)

Les animations faciales sont toutefois plus inégales. Les personnages parviennent régulièrement à transmettre des émotions convaincantes, mais certaines conversations manquent encore de naturel. Nous avons également rencontré quelques petits soucis techniques ; textures qui apparaissent tardivement, animations qui accrochent, personnages absents d’une scène, éléments du décor qui jouent parfois à cache-cache ou encore quelques problèmes de collision. Rien qui transforme l’aventure en festival du bug, mais le moteur rappelle régulièrement qu’il aurait bien besoin d’un petit coup de peigne. 

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