Tubize : le permis introduit pour le parc à batteries à Oisquercq
Une demande de permis a été introduite par la société Bstor en vue d'installer un parc à batteries sur le site de l'ancienne centrale électrique, à Oisquercq. Le dossier sera étudié, avant d'arriver (sans doute dans quelques mois) à l'enquête publique. La Ville de Tubize remettra un avis, mais ce sont bien les fonctionnaires technique et délégué de la Région qui trancheront.
Sauf que mi-août, il est apparu dans le programme 2028-2031 de la CREG (Commission de régulation de l'électricité et du gaz) que les subsides du fédéral destinés à faciliter l'installation de ces parcs à batteries prendront fin en 2028. Un impact sur le projet tubizien ? "Nous ne souhaitons pas commenter la décision de la CREG, il y a une série de discussions en cours, précise Cédric Legros, CEO de Bstor. À l'heure actuelle, on n'arrête pas le développement de ce projet. On a soumis la demande de permis et on croit énormément en ce projet, qui est très bon à nos yeux."
Tous les riverains ne partagent évidemment pas cet avis. Ils craignent les nuisances sonores, notamment.
"Rien ne nous laisse supposer que ce projet ne sera pas accepté, poursuit le responsable de Bstor. On développe tous nos projets dans le respect du voisinage et du cadre dans lequel on se trouve."
Le projet de 184 logements en suspens
En réalité, Bstor n'est pas propriétaire du terrain. Il appartient à la SA Les Jardins de Oisquercq, qui avait pour objectif d'y mener un projet immobilier. La société avait signé une convention avec la Ville de Tubize en septembre 2022 (le point était passé au conseil communal), pour aboutir à un projet de 184 logements, et non plus de 210, comme initialement prévu, contre le retrait du recours au Conseil d'État. Des charges urbanistiques importantes avaient été intégrées par les élus de l'époque, pour arriver à des dépenses du promoteur à hauteur d'environ 1 million d'euros.
Avec le changement de majorité fin 2024, tout ce dossier semble être tombé aux oubliettes. La SA Les Jardins de Oisquercq laisse du temps à Bstor pour étudier la faisabilité de ce parc à batteries. Si le partenaire obtient tous les accords nécessaires, des négociations s'ouvriront alors pour la vente du terrain ( qui a été récemment assaini).
Par contre, si cette piste devait être abandonnée, la partie résidentielle serait relancée.
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.