Dans la nuit du 14 au 15 septembre, les autorités lituaniennes ont annoncé avoir abattu un drone au-dessus de leur territoire sans préciser l'origine de l'aéronef. Le ministre lituanien des Affaires étrangères a adressé ses "remerciements les plus sincères" aux alliés du pays Balte.

Des avions de chasse de l'Otan ont abattu un drone au-dessus de la Lituanie, a annoncé ce mardi 15 septembre le président de ce pays membre de l'Alliance atlantique, Gitanas Nauseda.

"Un drone qui a violé l'espace aérien de la Lituanie cette nuit a été rapidement abattu par des chasseurs de l'Otan", a écrit Gitanas Nauseda sur X, sans préciser à quel pays appartenait ce drone.

Ce contenu ne peut pas être affiché

Ce contenu ne peut pas être affiché sans votre consentement car il implique l’utilisation de cookies déposés par son fournisseur. Ces cookies peuvent notamment permettre de mesurer l'audience, personnaliser le contenu ou suivre votre navigation. Pour afficher ce contenu, vous pouvez :

Paramétrer vos choix afin d'accepter uniquement les cookies liés à ces contenus tiers en cliquant sur « Paramétrer les cookies ». Vous pouvez à tout moment modifier vos choix et retirer votre consentement en cliquant sur « Paramétrage des cookies » figurant en bas de page de ce site.

Pour en savoir plus, vous pouvez également consulter notre politique de protection des données personnelles. Sans votre consentement, ce contenu ne peut pas être affiché

"Alors que la Russie intensifie son agression contre l'Ukraine, une telle préparation est vitale pour notre région. Avec nos alliés de l'Otan, la Lituanie défendra son espace aérien", a-t-il ajouté.

Un drone venu du Bélarus?

Selon la radio nationale lituanienne LRT, qui cite des données préliminaires du Centre national de gestion des crises (NKVC), le drone est venu du Bélarus voisin et se dirigeait vers l'ouest. Il est tombé dans une zone rurale près du lac de Kaunas, dans le centre du pays.

"Nos remerciements les plus sincères à nos alliés, dont la présence contribue à protéger notre ciel et à renforcer notre sécurité", a écrit pour sa part, également sur X, le ministre lituanien des Affaires étrangères Kestutis Burris, selon qui "l'Otan reste vigilante, engagée et prête".

Ce contenu ne peut pas être affiché

Ce contenu ne peut pas être affiché sans votre consentement car il implique l’utilisation de cookies déposés par son fournisseur. Ces cookies peuvent notamment permettre de mesurer l'audience, personnaliser le contenu ou suivre votre navigation. Pour afficher ce contenu, vous pouvez :

Paramétrer vos choix afin d'accepter uniquement les cookies liés à ces contenus tiers en cliquant sur « Paramétrer les cookies ». Vous pouvez à tout moment modifier vos choix et retirer votre consentement en cliquant sur « Paramétrage des cookies » figurant en bas de page de ce site.

Pour en savoir plus, vous pouvez également consulter notre politique de protection des données personnelles. Sans votre consentement, ce contenu ne peut pas être affiché

Par ailleurs, l'état-major de l'armée polonaise a annoncé dans la nuit de lundi à mardi avoir lancé des "opérations militaires aériennes" au-dessus du pays en raison de frappes menées par des drones russes contre l'Ukraine voisine.

La Lituanie, la Lettonie et l'Estonie, ex-républiques soviétiques partageant une frontière avec la Russie, enregistrent régulièrement des intrusions de drones sur leurs territoires.

La Lituanie veut faire partie "de la dissuasion nucléaire"

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu au-dessus de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un État balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

placeholder video

Début juillet, le président lituanien avait déclaré souhaiter que son pays participe à la dissuasion nucléaire occidentale face à Moscou. Le pays a depuis entrepris de lever l'interdiction constitutionnelle de stocker des armes atomiques sur son sol.

"Si des armements nucléaires sont déployés sur le territoire (lituanien) et sont braqués sur nous, alors, par conséquence, le territoire de ce pays sera également dans le viseur de nos armes nucléaires", a rétorqué le 11 septembre dernier le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Sujets liés :